die menschliche Haut in der zeitgenössischen Kunst

SKIN / PEAU

Musée de la main, Fondation Claude Verdan, Lausanne

16 juin 2011 au 29 avril 2012

 

Conception: l’équipe de la Fondation Claude Verdan, Roxanne Currat, Carolina Liebling, Martine Meyer, Francesco Panese, Pascale Perret

 Artistes: Vito Acconci, Emmanuelle Antille, Vincent Barras, Erik Binggeser, Lorna Bornand, Jodi Cobb, Nicola Costantino, Wim Delvoye, Franz Gertsch, Olivier Goulet, Raphael Hefti, Miyako Ishiuchi, Monique Jacot, Lauren Kalman, Thomas Kern, Franticek Klossner, Eric Lafargue, Natacha Lesueur, Yann Marussich, Pavel Nadvornik, Philippe Pache, John Phillips, Libia Posada, Christian Poveda, Pierre Radisic, Alon Reininger, Pipilotti Rist, Denis Rouvre, Jill Scott, Alain Soldeville, Peter Timar, David C. Turnley, Dos & Bertie Winkel, Sonja Wyss, Cristina Zilioli



Marsyas Mythos - Sammlung Carola und Günther Ketterer-Ertle - The human skin in contemporary art - La peau dans l'art contemporain

Die menschliche Haut in der zeitgenössischen Kunst


Marsyas Mythos - Flaying - Häutung - Die menschliche Haut in der zeitgenössichen Kunst

Marsyas Mythos

Die Häutungen des Schweizer Künstlers Frantiček Klossner entstehen im Arbeitsprozess zu seinen schmelzenden Selbstportraits (Melting Selves). Die gefrorenen Körper gehören zu den unkonventionellen Höhepunkten in der Hamburger Kunstsammlung Reinking. In der Sammlungsausstellung Existenzielle Bildwelten im Museum für moderen Kunst Weserburg in Bremen wurden Klossners Eiskörper kopfüber an einem Kettenzug hängend präsentiert. In unmittelbarer Nähe sass Tim Steiner als lebender "Bildträger" mit der Tätowierung des Belgiers Wim Delvoye. Klossners schmelzende Eiskörper und Delvoyes lebender Bildträger traten dabei in einen intensiven Dialog.



Musée de la main - Lausanne - Fondation Claude Verdan

La peau comme métaphore de la vie

„Changer de peau“, „faire peau neuve“, „entrer dans la peau d’un autre“: le langage témoigne de la conception de la peau comme porteuse d’identité et de la volonté démiurgique de l’Homme de la re-créer. La peau est ici une métaphore de la vie. Notre enveloppe cutanée, comme le tableau, fonctionne comme un lieu d’inscription important de ce que nous projectons d’être. Dès le XVe siècle, dans les écrits sur l’art, le mot „incarnat“ désigne la couleur de la peau. Il fait également référence au devenir chair ou substance, avec parfois une connotation religieuse. A l’image de Dieu, l’artiste, plus qu’un simple artisan, devient créateur. Il anime son oeuvre, crée de la chair avec de la couleur. Il donne corps et vie à une idée.

Dans la mythologie grecque, les défis artistiques lancés aux dieux coûtent parfois littéralment la peau. Pour avoir osé rivaliser avec Apollon, le satyre Marsyas, musicien hors pair, se fait écorcher vif. Ce n’est sans doute pas un hasard si cette scène a inspiré de nombreux peintres. Parce qu’il insuffle à l’oeuvre sa force vitale, l’auteur craint peut-être d’y laisser sa peau. Si l’artiste prête vie à sa création, il y appose également la marque de son époque. C’est ainsi à fleur de peau que l’on peut lire les conceptions anatomiques, médicales, philosophiques, anthropologiques ou encore les désirs et les tabous. Le regard habille toujours la peau et tout corps, même nu, est façonné par les modes et la perception qu’en une sociéte.

 


La peau dans l'art contemporain


The human skin in contemporary art